Les différents modèles d’instruction en dehors de l’école.

Si vous vous intéressez un peu (ou beaucoup) à l’IEF, vous aurez certainement déjà entendu parler d’unschooling, de noschooloing ou autres termes du même style.

Je vais tenter ici de vous faire un point rapide sur les 3 façons principales d’envisager l’école en dehors du système traditionnel.

Tout d’abord, vous trouverez le homeschooling (ou école à la maison), c’est ce que nous avons choisi de pratiquer. Ici, on garde les matières du programme scolaire de l’EN (Éducation Nationale) en s’appuyant sur un cours par correspondance, mais on modifie la façon d’apprendre (pédagogie Freinet, Montessori, Mason…), on ajoute des activités liées au programme (notebook, lapbook, activités extérieures…) on suit le rythme d’apprentissage de l’enfant.

Ensuite, vous trouverez la déscolarisation. Ici, on s’éloigne un peu plus de l’école. On change les matières, on ajoute des choses, on enseigne de manière différente. On remet plus en cause les objectifs mêmes de l’école.

Pour finir, vous trouverez le unschooling (ou ascolarisation, en français !). Ici, on ne garde rien, la remise en cause du système est complète. On enseigne d’autres choses et autrement sans prendre en compte les objectifs de l’école (et du fameux socle commun de connaissance dont je vous parlerais très vite).

Cependant, il y a un point comment à ces 3 types d’instructions : les apprentissages informels ! Le but est d’expérimenté, de passer par la pratique avant de s’attaquer à la théorie, ce qui n’est jamais le cas à l’école ! L’apprentissage informel permet d’étudier un thème (le plus souvent initié par l’enfant) de toutes les façons possibles et, dans le cas du homeschooling, de finir par approcher la pratique à une matière au programme. C’est prouvé, on retient mieux quelque chose que l’on a expérimenté !

L’autre avantage indéniable des apprentissages informels est  qu’ils permettent de ne jamais se lasser ! En effet, les journées, les semaines et les mois ne se passe pas en restant assis sur une chaise devant un tableau et un professeur. On sort, on voit des choses, on rencontres des personnes différentes au fil du temps… C’est ce qui est vraiment génial dans le principe même de l’école à la maison !

Et vous, quelle type d’instruction pratiquez-vous avec vos enfants ? Et pourquoi avez-vous choisi cette option ? N’hésitez pas à me laisser un petit commentaire ci-dessous.

 

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L’école à la maison, est-ce vraiment autorisé ?

Faire l’école à la maison est un choix éducatif de la part des parents qui, le plus souvent (et c’est notre cas), fait suite à de nombreuses déceptions : difficultés d’adaptation au système scolaire, peu de considération de la part des enseignants, dialogue difficile (voir impossible) avec les équipes pédagogiques…

Après une longue réflexion, nous avons donc fait le choix de faire l’école à la maison pour nos deux grands scolarisés actuellement au collège, et cela, dès la rentrée prochaine.

Mais est-ce légal ?

Oui, bien sûr ! En France, seule l’instruction des enfants de 6 à 16 ans est obligatoire. On peut donc tout à fait légalement faire le choix de dispenser cette instruction nous-même, à la maison.

Attention cependant, si les choix pédagogiques restent à l’appréciation des parents (pédagogie informelle, formelle, Montessori, unschooling…) l’Éducation Nationale exigera de votre enfant qu’il ai le même niveau de connaissances qu’un enfant scolarisé normalement. Il est donc primordial de connaitre les programmes de chaque cycle ainsi que le contenu du socle commun qu’il devra maîtriser à 16 ans.

Le contrôle de l’État.

Vous vous en doutez, l’administration n’aime pas vraiment qu’on sorte un enfant du système scolaire. Afin de garder un œil sur vos agissements et sur l’évolution de votre enfant, vous aurez donc droit à deux types de contrôles :

  • l’enquête sociale, réalisée par la mairie de votre domicile dont le but est de s’assurer que l’environnement de vie de l’enfant est sain (que vous n’êtes pas fou/folle – ou dans une secte ou que sais-je encore ^^).
  • le contrôle pédagogique effectué par l’inspecteur académique dont vous dépendez et donc l’objectif sera de vérifier que votre enfant reçoit bien une instruction correspondant à ce qui est attendu à son âge.

Je vous reparlerais de tout cela quand nous y serons confrontés !

 

Vous l’avez compris, prendre la décision de faire l’école à la maison doit être réfléchie et préparer afin que tout se déroule au mieux. Je vous reparlerais bientôt de nos préparatifs dans mes prochains articles.

N’hésitez pas à me laisser un petit commentaire lors de votre passage par ici ou à me poser vos questions. J’y répondrais avec plaisir.

A très bientôt !

L’aventure commence !

Bonjour à tous !

Maman de 3 garçons, je me questionne depuis longtemps sur les performances de l’école traditionnelle et sur sa capacité à accompagner nos enfants dans leur évolution.

Ces deux dernières années, nous avons rencontré pas mal de problème avec notre aîné, Max. En effet, depuis son entrée en 6ème, son niveau scolaire s’est effondré, malgré un changement d’établissement à l’entrée en 5ème… Max ne travaille plus, se disperse, s’ennuie…

Bien sûr, nous avons rencontré les enseignants, CPE, directeurs d’établissements et tous nous disent la même chose : Max à un problème ! Dyslexique ? Hyperactif ? Caractériel ? Non… Rien de tout cela. Mais en effet, Max à un problème : il ne trouve pas sa place dans son école, dans sa classe…

On a longtemps tenté de l’expliquer aux différentes équipes pédagogiques, mais elles ne se remettent jamais en cause, même pas un tout petit peu… Le problème, c’est Max, il doit changer, s’intégrer, faire des efforts…

Lassés de voir notre enfant en souffrance, nous avons cherché d’autres solutions… Et j’ai découvert la possibilité de faire l’école à la maison à mes enfants ! Une révélation ! C’était possible, mais le chemin serait certainement long. La première chose que j’ai faite, c’est d’en parler avec le papa de mes 3 monstres. Questionnements, recherches d’informations, etc. Je lui ai donné tous mes arguments, expliqué tous les possibles et, après réflexion, il a compris ma démarche et a accepter de s’investir lui aussi dans cette nouvelle aventure ! On allait le faire ! L’école chez nous allait commencer !

La décision est prise, à la rentrée prochaine (2017/2018) mes deux plus grands (Max, 12 ans et Théo, 11 ans) ne retourneront pas au collège. Seul le petit dernier (Jamie, 6 ans) veut continuer sa scolarité dans son école primaire, et nous respectons son choix.

Je vous parlerais très prochainement de l’étape qui a suivi la prise de décision entre parents : la discussion avec les enfants

À très vite !